Hommage au Sergent Léon Tohier, Poilu de la Grande Guerre 1914-1918.

 Copyright  

copyright-_all_rights_reserved         blason-fermanville             drapeau-breton

normand-flag

« Si on ne peut pas prédire l’avenir ?…, hum!.. Au moins, on peut se souvenir du passé » e.Tohier.

En ces années de commémorations de la Guerre de 1914-1918, je tenais à rendre hommage aux soldats qui ont participé à ce conflit et en particulier à l’un d’entre eux, le Sergent Léon Tohier, mon Grand-Père.

leon-3e-depuis-la-gauche
Léon Tohier, est le troisième debout en partant de la gauche, képi de travers et cigarette à la bouche. Photo du deuxième conflit mondial. Je n’ai pas de photos de lui en habit de poilu.

« They fight for France, they fight for freedom with our allies, they fight for our Liberty… Never forget them, never forget their pain and what they endured !…

tohiers-family-1905-copie-3
Photo de famille de 1905, il a dix ans (léon Marie)

En fouillant dans les archives départementales des Côtes d’Armor, son lieu d’origine (Yffiniac, Baie de Saint Brieuc), j’ai pu retrouver une pièce importante du puzzle, son dossier militaire. Les communes Françaises, n’ont malheureusement pas toutes numérisé ces documents d’une valeur inestimable pour qui s’intéresse à l’histoire.

Je ne peux m’appuyer que sur ces documents pour essayer de reconstituer le parcours de cet homme qui n’avait que 19 ans lorsque qu’il a été appelé sous les drapeaux et à participé à cet effroyable conflit qui a tué 1 350 000 d’entre eux et en a blessé 6 millions et demi d’autres. N’oublions pas non plus ces 500 000 victimes, mortes juste après la guerre de leurs blessures. Tant de jeunesses fracassées, tant de destins brisés à jamais et tant de générations futures impactées à cause de ces batailles qui ont duré 4 ans.

J’avais à peine 2 ans quand Léon est décédé en 1965 d’un cancer. Car oui, il en est revenu de cet enfer et il a fondé une famille, sinon, je ne serais pas là pour en parler. J’ai quelques récits de bravoures que son fils me raconte, et qui s’avère être mon propre père, mais les souvenirs sont lointains, et nous n’avons que peu de documents à notre disposition.

Baie de Saint-Brieuc, Côtes du Nord, Bretagne, France.

Certificat de bonne conduite accordé

Caporal le 06/07/1916

Sergent le 05/06/1918

Incorporé au 1er Régiment d’infanterie coloniale le 20/12/1914

Passé au 22ème coloniale le 06/07/1916

Passé au 8ème coloniale le 01/09/1917

Dirigé vers l’armée d’orient le 08/11/1917

Passé au 1er coloniale le 17/12/1918

Passé au 24ème coloniale le 27/02/1919

Mis en congé illimité de démobilisation le 16/09/1919

Campagne contre l’Allemagne du 20/12/1914 au 16/09/1919

Cité à l’ordre de la brigade le 30/04/1917 : caporal signaleur d’un grand courage et d’un dévouement remarquable, voyant son chef de bataillon tomber et ensuite son capitaine, s’est spontanément porté à leurs secours malgré les feux de l’infanterie et ses mitrailleuses , a pensé le capitaine grièvement atteint. S’était déjà fait remarquer aux combats de la Somme comme signaleur, n’hésitant pas à faire des signaux sous les rafales d’artillerie.

Cité à l’ordre de la brigade le 09/07/1918 : très bon sous officier blessé à la tête de sa section dans la nuit du 20 au 21 juin 1918 , malgré ses blessures est resté au milieu de ses hommes, donnant un bel exemple d’énergie .

Évacué blessé par balle au genou gauche le 21/06/1918 (sources: registre militaire en photo ci-dessous).

Toutes ses correspondances épistolaires ont disparu, cependant, certains faits sont vérifiables sur son dossier militaire et les autres documents.

Comment raconter ce récit qui fait partie d’une histoire commune et d’une histoire privée. Oui, de grandes batailles sont décrites dans les livres d’histoire, mais comment chaque soldat, a-t’il  pu vivre ces mêmes événements ? Pour raconter, il faut indéniablement un consensus pour coller au plus près de la réalité, avec au besoin, des documents à l’appui. A cet égard, les historiens et les reporters font un travail remarquable de mémoire.

Plusieurs fois blessé par balles, éclats d’obus… signalé pour un grand courage et un dévouement remarquable.

Merci de me transmettre vos commentaires, vos propres expériences, etc…

Vous pouvez consulter aussi ce site: http://www.premiere-guerre-mondiale-1914-1918.com/leon-marie-tohier.html

Enrôlé dans l’armée d’Orient…

Mais l’histoire ne s’arrête pas là, et l’aventure militaire du Sergent Léon Tohier non plus. Quand la seconde guerre mondiale éclate à son tour, il est mobilisé à seulement quelques kilomètres de son lieu de résidence (Fermanville) au Phare de Gatteville pour en assurer la protection avec quelques copains. Fini l’enfer du chemin des Dames du premier conflit, fini la souffrance qu’il a pu endurer quand il est enrôlé dans l’armée d’Orient et qu’il ira combattre jusqu’en Syrie. Non, le phare de Gatteville semble bien loin de tous ces problèmes et horreurs… Oui, ces soldats ont eu de la chance, quand d’autres partaient au feu… Et, ils se sont eux-mêmes définis comme les Veinards du Phare. (voir photos ci-dessous). Il faut dire que Léon était soutien de famille et qu’il avait 44 ans.

Des Côtes du Nord en Bretagne (Iffyniac) au Nord Cotentin dans la Manche, d’un village à un autre, le parcours d’un homme qui a vécu deux guerres mondiales au plus près et qui a dû s’arracher de son quotidien pour défendre son pays, sa famille, ses compatriotes. (Ici, Fermanville, désormais paisible, et nous en sommes tous heureux, est la commune où a vécu Léon, après le premier conflit mondial. Il y restera jusqu’à la fin de sa vie et il repose pour l’éternité dans cette vallée verdoyante).

Des documents rares, ont été retrouvés et ont été présentés dans la salle d’exposition du Phare de Gatteville le 19 mai 2004.(Sources du Phare de Gatteville).

[Une série de photographies où se côtoient en superposition les soldats allemands et les libérateurs américains dans le même cadre. L’histoire irréaliste où à la libération, Marcel et Simone Fichet, une famille de gardiens de phare, de retour au phare ont trouvé une pellicule qu’ils croyaient vierge. Heureux de leur trouvaille à la sortie de cette guerre où ils n’avaient plus rien, ils ont donc pris en photo leurs libérateurs américains.
Au détail près, que la pellicule avait déjà été exposée. Les soldats allemands s’étaient pris en photo au phare. Le résultat, ce sont ces clichés, témoignages insolites de deux temps forts de la guerre…

Surprenant, également, ces soldats français dans leur tenue de 1914 que l’on imagine bleu horizon, posant en 1939 devant la pancarte « les veinards du phare »…

leon-tohier_phare-de-gatteville_guerre-1939-1945-3
Photos personnelles de Léon. L’enfant qui tient la pancarte, est son dernier fils. Il est juste derrière son fils, assis, sur la gauche.

leon-tohier-phare-de-gatteville_guerre-1939-1945-2

leon-phare-de-gatteville-1939_1945-001
Léon, ici à droite.

Autant d’images qui mêlent la petite histoire à la grande et nous montrent comment les événements dramatiques de la grande guerre n’amenuisent en rien les drames personnels.
Un grand mystère demeure : pourquoi la charge explosive placée dans la tour du phare n’a pas sauté alors même que le phare tout proche de Fermanville n’a pas eu cette chance].

img_1159
Le phare de Gatteville dans la Manche, Normandie, France. Gatteville lighthouse, English channel, Normandy, France.

Pour l’achat de photos, aller sur l’article HELLO. To buy pics, go on the article HELLO.

Pour mon blog, pour mon projet à Vancouver, donnez ce que vous voulez. For my blog, for my project in Vancouver, give whatever you want to. Page Facebook

Envoyer à l’adresse :paypal.me/erictohier      Send at : paypal.me/erictohier

Ou chèques à mon adresse ici.

Publicités